Les infos utiles

Abus

Consommation excessive de drogue susceptible d’entraîner des conséquences dommageables sur le plan physique, psychologique ou social.

Accoutumance

Adaptation à un produit qui oblige l’usager à augmenter les doses pour obtenir l’effet recherché. Accoutumance est synonyme de tolérance.

Alcaloïde

Substance contenue dans certaines plantes, dotée d’une action puissante et souvent toxique sur l’organisme (cocaïne, caféine, morphine, nicotine…).

Amphétamines

Famille de drogues de synthèses aux effets stimulants longtemps prescrites pour leurs effets coupe-faim. Elles procurent une prolongation de l’éveil, une augmentation de la confiance en soi, un accroissement et une prolongation de l’endurance physique. Elles peuvent être utilisées par les sportifs comme agent de dopage. Leur consommation répétée entraîne des troubles du sommeil, de l’humeur, un amaigrissement et peut provoquer des accidents cardiaques.

Antalgiques

Les antalgiques ou analgésiques sont des médicaments utilisés en médecine dans le traitement de la douleur. En théorie, on différencie les antalgiques (qui ont pour rôle de diminuer la douleur), et les analgésiques (qui suppriment la sensibilité à la douleur). Ainsi, le terme antalgique serait à réserver au paracétamol à l’aspirine et aux anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène, le diclofenac, le piroxicam; ce sont des antalgiques du palier 1 dénommés « antalgiques périphériques » ou « non morphiniques » alors que le terme analgésique évoque plutôt les « morphiniques » (la codéine, la dihydrocodéine, le tramadol, les morphiniques pour le palier 2 et la morphine et ses dérivés comme le sufentanyl, la péthidine, l’oxycodone, le fentanyl, le rémifentanyl, l’alfentanyl et l’hydromorphe pour le palier 3). En pratique les deux termes sont employés comme synonymes.

Bad trip

Le bad trip (qui signifie littéralement « mauvais voyage ») est un trouble imprévisible induit par la prise de drogues qui peut survenir dès le début de la prise ou plusieurs heures après. Ses symptômes se traduisent généralement par une angoisse importante pouvant aller jusqu’à la paranoïa ou la crise de panique. Il peut également se manifester par des hallucinations visuelles, des nausées, des vomissements, des sueurs et des tremblements. Dans la plupart des cas, les symptômes s’estompent avec les effets du produit.

Benzène

Solvant notamment utilisé pour la production de cocaïne.

Benzodiazépines

Classe de médicaments utilisés comme tranquillisants ou somnifères, dont la prise régulière induit un risque de dépendance et une altération de la mémoire. Les benzodiazépines sont souvent utilisées par les personnes toxicomanes pour atténuer les symptômes du manque ou pour réduire l’anxiété.

Buprénorphine

La buprénorphine est un opiacé de synthèse utilisé comme traitement de substitution de la dépendance majeure à l’héroïne et autres opiacés. Elle est uniquement délivrée sur ordonnance sécurisée dans le cadre d’une prise en charge globale des adultes ou jeunes de plus de 15 ans. Elle se présente sous forme de comprimé sublingual, qu’il faut laisser fondre sous la langue. Il existe différents dosages : la buprénorphine bas dosage (Temgésic®) et la buprénorphine haut dosage (Subutex®). La buprénorphine est un médicament strictement réglementé en France et son utilisation hors cadre médical est interdite.

Camé

Terme argotique désignant une personne qui consomme de la drogue.

Cannabinoïdes

Famille de molécules psychoactives présentes dans le cannabis. Le principal cannabinoïde du cannabis est le THC.

Cannabis

Le cannabis ou chanvre indien est une plante dont les feuilles et la résine contiennent un agent psychoactif appelé THC. Issu de la famille des perturbateurs, le cannabis modifie les perceptions, les émotions et procure généralement une impression de détente, de bien-être. Cependant, des troubles comme l’anxiété, les crises de paniques ou de paranoïa, un état dépressif peuvent être déclenchés par un usage de cannabis, même occasionnel.

Champignon hallucinogène

On trouve différentes variétés de champignons hallucinogènes à l’état sauvage en France, mais ils sont le plus souvent importés de l’étranger. Leurs principales molécules actives, la psilocybine et la psilocine, génèrent des modifications sensorielles, des hallucinations visuelles et parfois auditives. Leur consommation peut provoquer des vertiges, des troubles digestifs, des difficultés à se tenir debout ou à se déplacer, une augmentation de la température corporelle et une accélération du rythme cardiaque.

Chasser le dragon

Inhaler les vapeurs dégagées par la combustion de l’héroïne.

Chiquer

Mâcher longuement des feuilles de tabac ou d’un autre produit psychoactif.

Cocaïne

La cocaïne est un alcaloïde stimulant extrait des feuilles de cocaïer qui procure généralement une phase d’exaltation, une sensation d’énergie, de performance et de puissance, suivie d’une phase dépressive. Sa consommation engendre des maux de tête parfois violents, des irrégularités du rythme cardiaque, des insomnies et sueurs froides. Son usage répété peut entraîner une grande instabilité d’humeur, un comportement agressif, voire violent, et une anxiété pouvant conduire à des délires paranoïaques.

Codéine

Alcaloïde extrait de l’opium utilisé comme médicament contre la toux ou comme antidouleur. Elle est aussi utilisée par les personnes dépendantes à l’héroïne pour pallier les symptômes du manque.

Crack

Le crack est un dérivé de la cocaïne interdit en France qui se présente sous forme de cristaux, communément appelés « cailloux ». Ses effets stimulants sont semblables à ceux de la cocaïne mais ils apparaissent plus rapidement et sont plus intenses. La dépendance est très forte et s’installe en quelques jours. Le crack procure une phase d’exaltation, une sensation d’énergie, de performance et de puissance, suivie d’une phase dépressive. Sa consommation engendre des maux de têtes parfois violents, des altérations de l’humeur, des comportements violents, voire des délires paranoïaques. Son usage répété provoque rapidement des effets néfastes sur le cerveau et de graves altérations des voies respiratoires.

Cristal meth ou crystal meth

Drogue de synthèse appartenant à la famille des métamphétamines aux puissants effets stimulants et hallucinogènes. Il procure une diminution de l’appétit, une moindre sensibilité à la fatigue, une grande exaltation, des hallucinations et un accroissement de l’activité intellectuelle et de la vigilance. La consommation de cristal meth entraîne des nausées et vomissements, une augmentation de la température du corps et du rythme cardiaque, une irritabilité et de l’anxiété. Son usage répété provoque des comportements violents, voire des délires paranoïaques.

Deal, dealer

Terme d’origine anglaise désignant l’action de vendre de la drogue à petites échelles.

Dealer

Revendeur de drogue.

Décès liés à l’usage de substances illicites

Il s’agit des décès directement provoqués par l’usage de ces substances illicites, seules ou en association avec d’autres produits. Ces décès surviennent dans un délai court suivant l’usage et sont aussi connus sous le nom de surdoses ou empoisonnements.

Défoncé

Terme familier désignant une personne sous l’effet de drogue(s).

Delta-9-THC

Principe actif le plus connu du cannabis.

Dépénaliser

Ne pas condamner l’usage et la possession de drogue, tout en sanctionnant la vente et la production.

Dépendance

Besoin constant et incontrôlable de consommer une drogue ou de pratiquer une activité (jeux, sport…). L’arrêt de la consommation ou de l’activité entraîne des troubles psychiques, voire physiques.

Dépendance physique

L’absence de produit engendre un ensemble de troubles physiques (douleurs, nausées…). Ils constituent le syndrome de sevrage qui pousse généralement l’usager à reconsommer rapidement. L’intensité des symptômes diffère selon les substances, l’individu et les habitudes de consommation.

Dépendance psychique

Désir insistant et persistant de consommer qui engendre un malaise (angoisse, état dépressif, insomnie…) poussant généralement l’usager à reconsommer rapidement.

Dépresseurs

Les dépresseurs sont une famille de drogues qui ralentissent le fonctionnement général de l’organisme, et en particulier celui du système nerveux. Ils procurent une sensation de détente, une diminution de l’anxiété, un ralentissement des mouvements et des réflexes, un état de somnolence. L’alcool, l’héroïne, les benzodiazépines et les barbituriques sont des dépresseurs.

Descente

Période durant laquelle les effets recherchés d’une drogue diminuent progressivement, et où les effets secondaires désagréables commencent à apparaître, généralement accompagnés d’une phase dépressive.

Designers drugs

Les « designers drugs » sont des drogues spécialement créées afin de contourner les lois en vigueur. Ces drogues peuvent être obtenues par différents procédés : par la création de substances chimiques nouvelles, par la modification de la structure chimique de drogues existantes, par le détournement d’une substance habituellement non destinée à la consommation humaine et parfois par la remise au goût du jour de drogues légales existantes. Les « designers drugs » font l’objet d’un marketing ventant en général leur légalité (on parle aussi souvent de « legal highs »), leur proximité d’effet avec des drogues illégales et utilisant des noms exotiques et tentateurs. Une autre stratégie utilisée consiste à vendre ces produits sous le masque purement fictif d’une autre utilisation (encens, sels de bain, désodorisants, engrais, etc.) et en précisant que ces produits ne sont pas destinés à une consommation humaine. Cela permet au vendeur de se couvrir face aux législations en vigueur. La plupart du temps les designers drugs sont vendues sur Internet ou dans des boutiques spécialisées dans la vente de produits « psychédéliques » (« smart shops »). Certaines d’entre elles sont également écoulées via les réseaux de vente des drogues illicites. L’expression « designers drugs » n’a pas d’équivalent en français.

Désintoxication

Etape de soins durant laquelle la personne se désaccoutume progressivement du produit.

Dopamine

Neurotransmetteur présent dans le cerveau qui participe à de nombreuses fonctions, parmi lesquelles le contrôle de l’activité motrice, les processus cognitifs et la régulation des états émotifs, dont le plaisir. La consommation de drogues entraîne une augmentation de l’activité de ces transmetteurs et peut expliquer les sensations, et en particulier le plaisir, éprouvées lors de la prise de drogue. Cependant, d’autres circuits neuronaux sont probablement en cause. Par ailleurs, l’effet de certaines drogues sur les neurones à dopamine est loin d’être, en l’état actuel des connaissances, clairement établi.

Drogue

Au sens littéral du terme, toute substance pharmacologiquement active sur l’organisme (en ce sens, tout médicament est une drogue). Mais ce terme désigne plus communément toute substance qui agit sur le psychisme d’un individu et qui est susceptible d’entraîner une consommation abusive et une dépendance.

Ecstasy

L’ecstasy est une drogue de synthèse dont le principe actif est la MDMA, une molécule issue de la famille des amphétamines qui combine des effets stimulants et hallucinogènes. Elle se présente sous des formes très variées, le plus souvent des comprimés de couleur ornés d’un logo. Elle procure un état émotionnel d’ouverture et de compréhension de l’autre, une exacerbation de la sensualité et un bien-être allié à une grande énergie. La consommation d’ecstasy peut entraîner une augmentation de la température du corps, de violents maux de tête, des crispations musculaires, et peut provoquer des phases hallucinatoires pendant lesquelles l’usager peut se mettre en grave danger ou éprouver d’importantes angoisses.

Expérimentation

Dans les données établies par l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies), l’expérimentation est définie par la mesure suivante : au moins un usage au cours de la vie. Cet indicateur sert principalement à mesurer la diffusion d’un produit dans la population.

Flash

Effet intense et immédiat ressenti lors de l’injection intraveineuse d’une substance psychoactive (notamment héroïne ou cocaïne).

Flash-back

Réapparition involontaire et imprévisible de certains effets d’une substance psychoactive, qui survient à distance de tout usage du produit. Les flash-back, bien que décrits parfois après usage de cannabis ou d’amphétamines, se produisent surtout chez des personnes ayant consommé du LSD ou d’autres drogues hallucinogènes.

Free base

Le free base (ou base) est une appellation du crack.

Fumette

Fumer du cannabis.

GBL

Le GBL (gamma butyrolactone) est un solvant industriel, précurseur du GHB et métabolisé en GHB par l’organisme après absorption.

GHB

Produit psychoactif de synthèse d’abord utilisé en médecine pour ses propriétés anesthésiantes. Ses principaux effets sont la relaxation, la désinhibition, l’euphorie et l’hypersensualité. Il peut également entraîner des troubles de la mémoire et de la volonté. Le GHB est parfois administré à l’insu des personnes dans le but de commettre des actes criminels comme des extorsions de fonds ou des viols, d’où son surnom de « drogue du viol ».

Hallucination

Modification des perceptions, en particulier visuelles et auditives, sans rapport avec la réalité, mais auxquelles l’usager adhère pleinement. Les hallucinations surviennent notamment avec l’usage de champignons hallucinogènes, kétamine et LSD.

Hallucinogène

Famille de drogues qui provoque une modification des perceptions sensorielles (vue, ouïe, toucher), une distorsion de la réalité (temps, espace), pouvant aller jusqu’à des hallucinations. Les principaux hallucinogènes connus sont le LSD, la kétamine, et les champignons hallucinogènes.

Haschich

Nom courant de la résine de cannabis destinée à être fumée avec du tabac.

Hépatite C

Hépatite virale qui engendre une inflammation du foie. Dans certains cas, elle se résorbe d’elle-même mais elle peut aussi devenir chronique et évoluer vers une cirrhose, une insuffisance hépatique ou un cancer du foie. Elle peut notamment se transmettre via un échange de seringues ou de pailles entre usagers de drogues.

Herbe (beuh)

Appellation courante des feuilles de cannabis.

Héroïne

L’héroïne est un opiacé synthétisé à partir de la morphine extraite du pavot, et se présente généralement sous forme de poudre blanche, voire rose, brune ou beige. Puissant anti-douleur, elle procure une sensation de détente, de mieux-être et d’apaisement, une impression de chaleur agréable et un état de somnolence. Sa consommation engendre une forte dépendance accompagnée de nausées, vomissements, constipation, assèchement des muqueuses. Sa consommation répétée entraîne une perturbation du cycle menstruel et des troubles du sommeil.

Huile

Résine de cannabis macérée dans de l’alcool.

Ice

Appellation de métamphétamine.

Intraveineuse

Injection dans une veine à l’aide d’une seringue. L’héroïne, la cocaïne, la combinaison de ces deux drogues (speedball) et les amphétamines peuvent être injectées en intraveineuse.

Ivresse répétée

Dans les données établies par l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies), l’ivresse répétée désigne le fait de déclarer avoir été ivre au moins trois fois durant les douze derniers mois.

Joint

Cigarette roulée à la main contenant du cannabis et du tabac.

Kétamine

Produit d’anesthésie générale dont l’usage est réservé aux milieux hospitalier ou vétérinaire. Détournée de son usage médical, la kétamine est recherchée pour ses effets hallucinogènes qui procurent une sensation de dissociation du corps et de l’esprit, et l’impression de flotter dans l’espace. La consommation entraîne migraines, nausées, vomissements, et pertes de connaissance. L’usage de kétamine hors cadre médical est interdit.

Khat

Arbuste d’origine africaine dont la mastication des feuilles procure une sensation de bien-être, un sentiment d’exaltation, l’impression d’augmenter la vigilance et de stimuler les performances physiques. La consommation de khat entraîne une accélération du rythme cardiaque et une augmentation de la température corporelle, une perte d’appétit, et sur le long terme, un état dépressif pouvant conduire à des accès de violence et de paranoïa.

Ligne

Présentation en ligne de poudre de cocaïne ou d’héroïne destinée à être inhalée à l’aide d’une paille.

LSD

Drogue de synthèse provoquant des hallucinations ou déformations visuelles, auditives, tactiles et olfactives, accompagnées de rires irrépressibles et d’un besoin incessant de parler. La consommation de LSD entraîne une désorientation, de l’anxiété, une incapacité à distinguer illusions et réalité pouvant conduire à une crise de panique ou un délire paranoïaque. Les risques de bad trip sont très importants.

Manque

Sensation de malaise physique et/ou psychologique ressenti à l’arrêt de la consommation d’une drogue qui peut pousser l’usager à reconsommer rapidement.

Marijuana

Appellation du cannabis.

MDA – MDMA

Drogue de synthèse aux propriétés stimulantes et hallucinogènes proche de la MDMA (le principe actif de l’ecstasy). Elle procure une sensation de bien être, un état émotionnel d’ouverture et de compréhension de l’autre, accompagnés d’une sensation de vigilance accrue et d’intensification de la perception. La consommation de MDA peut entraîner une tachycardie, une insuffisance respiratoire, des bouffées délirantes et des convulsions. Les usagers en consomme souvent involontairement sous la forme d’un comprimé vendu comme du MDMA.

MDMA

Principe actif de l’ecstasy.

Mescaline

Alcaloïde hallucinogène issu du peyotl, petit cactus du Mexique.

Méthadone

La méthadone est un opiacé de synthèse utilisé comme traitement de substitution de la dépendance à l’héroïne et autres opiacés. Seuls les centres spécialisés de soins aux toxicomanes et certains médecins hospitaliers sont autorisés à prescrire de la méthadone via une ordonnance sécurisée pour les adultes ou jeunes de plus de 15 ans. Elle se présente sous forme de sirop buvable ou de gélules. La Méthadone est un médicament strictement réglementé en France et son utilisation hors cadre médical est interdite.

Méthamphétamines

Drogue de synthèse dérivée des amphétamines, elles procurent une moindre sensibilité à la fatigue, une grande exaltation, des hallucinations et un accroissement de l’activité intellectuelle et de la vigilance. La consommation des méthamphétamines entraîne des nausées et vomissements, une augmentation de la température du corps et du rythme cardiaque, une irritabilité et une anxiété pouvant conduire à un comportement agressif.

Morphine

Alcaloïde extrait de l’opium, utilisé comme médicament contre la douleur. La morphine est un dépresseur utilisé par certains toxicomanes pour ses effets analgésiques et la sensation de détente et de bien-être qui en découlent. Sa consommation répétée entraîne une forte dépendance. En France, la morphine est soumise à une réglementation particulière pour son utilisation thérapeutique et son usage hors cadre médical est interdit.

Nicotine

La nicotine est un alcaloïde psychoactif extrait des feuilles de tabac. Elle possède des effets stimulants, anti-dépresseurs et coupe-faim, mais c’est aussi une substance très addictive. Sa consommation affecte le système respiratoire et le système cardiovasculaire.

Opiacés

Substances naturelles ou synthétiques dérivées de l’opium, comme l’héroïne, la morphine,la méthadone, la codéine…

Opium

L’opium est un puissant anti-douleur riche en alcaloïdes (notamment la morphine et la codéine) obtenu à partir du latex du pavot. Il procure une sensation de détente, de bien-être, associée à un état de somnolence. Sa consommation répétée entraîne rapidement une dépendance et engendre un état de torpeur permanent ainsi que des troubles pulmonaires.

Overdose

Consommation de drogue au-delà du seuil supportable par l’organisme, provoquant une intoxication aiguë pouvant entraîner la mort.

Paranoïa

La paranoïa se caractérise par la perte du contact avec la réalité et par des troubles de la personnalité tels que la mégalomanie ou une méfiance pouvant aller jusqu’à des réactions d’agressivité et au délire de persécution. Certaines drogues comme le cannabis, les hallucinogènes, la cocaïne et le crack, peuvent engendrer des réactions paranoïaques. On parle alors communément de « bad trip ».

Pavot

La famille des pavots regroupe plusieurs espèces allant du coquelicot au pavot somnifère dont est extrait l’opium. En France, la production et le commerce de pavot somnifère sont soumis à réglementation.

PCP

Le PCP (ou phencyclidine) est une drogue de synthèse hallucinogène. Il procure une sensation de bien être, d’ivresse et de perte des repères spatio-temporels. Sa consommation engendre des troubles du rythme cardiaque et respiratoires, des nausées et vomissements, une augmentation de la température corporelle et peut provoquer paranoïa, angoisse ou agressivité.

Perturbateurs

Famille de drogues provoquant des effets variables pouvant soit stimuler le système nerveux, soit le ralentir. Les perturbateurs comme le cannabis, le LSD et les solvants peuvent ainsi entraîner une phase de rires irrépressibles, de besoin incessant de parler, suivi d’un ralentissement des réflexes, d’un état de somnolence, d’une altération des perceptions et des émotions.

Peyotl – peyote

Petit cactus sans épine originaire d’Amérique centrale dont est extrait la mescaline, un puissant hallucinogène. Il provoque des hallucinations visuelles et auditives, une altération de la perception du corps, du temps et de l’espace, une altération de la mémoire immédiate et une sensation d’euphorie. A forte dose, des maux de têtes peuvent survenir accompagnés d’une grande faiblesse, et de difficultés à respirer.

Planer

Etat de bien-être et d’indifférence au réel après absorption de certaines drogues.

Pollen

Poudre qui tombe des plants femelles de cannabis passés au tamis. Une fois agglutinée puis pressée, cette poudre constitue une forme de haschisch.

Polyconsommation ou polytoxicomanie

Consommation de plusieurs drogues, simultanément ou indépendamment les unes des autres. La polyconsommation vise à augmenter l’intensité des effets recherchés, mais aussi à limiter les effets secondaires de la descente. Ce type d’usage est dangereux car il augmente les risques de surdose.

Poppers

Préparation liquide contenant des agents vasodilatateurs et dont les vapeurs sont inhalées. Ils entraînent un relâchement musculaire, une vive chaleur interne et une exacerbation de la sensualité. La consommation de poppers provoque des rougeurs sur la peau, des vertiges, des maux de tête parfois violents, et dans le cas d’usages répétés, des croûtes jaunes autour du nez et des lèvres.

Poussière – faire une poussière

Expression utilisée par les usagers de drogues injectables pour qualifier une réaction allergique et fébrile, souvent accompagnée de douleurs musculaires ou articulaires. La poussée de fièvre survient dans les quelques heures suivant l’injection puis disparaît spontanément. Cette réaction pourrait être due aux produits de coupage.

Précurseur

Les précurseurs sont les substances qui sans constituer nécessairement des drogues en soi sont utilisées de différentes façons pour traiter ou fabriquer des stupéfiants ou des substances psychotropes. Selon leurs principales propriétés chimiques, les précurseurs peuvent se combiner à d’autres substances pour produire une drogue (ou une forme intermédiaire de drogue) ou agir simplement comme solvants (par exemple pour le traitement de la drogue) ou comme acides (pour former des sels de drogue).

Protoxyde d’azote

Le protoxyde d’azote est un solvant anesthésique utilisé en médecine et plus connu sous le nom de gaz hilarant. Détourné de son usage médical, le protoxyde d’azote est reconditionné sous forme de ballon dont contenu est inhalé ou aspiré. Le protoxyde d’azote entraîne des rires incontrôlables, des distorsions visuelles et auditives, une sensation de flottement, et une modification de la voix. Sa consommation engendre des nausées et vomissements, des vertiges, et peut provoquer des asphyxies. L’usage de protoxyde d’azote hors cadre médical est interdit.

Psilocine – psylocybine

Principe actif des champignons hallucinogènes.

Psychédélique

Terme utilisé pour qualifier l’action des drogues hallucinogènes comme le LSD, les champignons hallucinogènes, le PCP et la mescaline.

Psychoactif

Une substance est dite psychoactive lorsqu’elle modifie l’état psychique d’un individu (par exemple atténuation de l’anxiété ou d’un état dépressif).

Psychose

Maladie mentale dont le patient n’est pas conscient. Un usage abusif de drogues peut être à l’origine d’une psychose, dont la manifestation la plus connue est la schizophrénie.

Psychostimulant

Substance psychotrope qui accélère l’activité du système nerveux et stimule l’humeur. Les psychostimulants procurent généralement une grande énergie et une augmentation de la vigilance.

Psychotrope

Substance qui modifie le psychisme, en particulier l’humeur, la pensée et la perception.

Rachacha

Le rachacha est un concentré artisanal de décoction de têtes de pavots. Il se présente généralement sous forme de pâte ou de gomme plus ou moins molle, grasse et de couleur marron-rouge ou noirâtre. Il procure un état d’apaisement, de bien-être intérieur, associé à un effet « planant » et à une perte de la sensibilité à la douleur. Sa consommation engendre des nausées et vomissements, des sueurs froides, des troubles gastro-intestinaux, une somnolence et une perte de vigilance.

Reviviscences

Réapparition brusque de certains effets d’une substance psychoactive qui survient à distance de tout usage du produit. Bien que décrites parfois après usage de cannabis ou d’amphétamines, les reviviscences se produisent chez les personnes ayant consommé du LSD ou d’autres drogues hallucinogènes (Synonyme de flash-back).

Sédatif

Médicament ou substance qui procure un apaisement, une réduction de l’anxiété. Lorsqu’ils sont pris régulièrement et sur le long terme, tous les sédatifs (tranquillisants, somnifères, anxiolytiques…) peuvent créer une dépendance.

Sevrage

Interruption de la consommation de drogues, de manière brutale ou progressive, pour libérer l’organisme du besoin du produit. Pour être sevrés sans ressentir les effets physiques du manque, les personnes dépendantes peuvent faire une demande de sevrage sous assistance et contrôle médical.

Sniffer – sniff

Aspirer par le nez, le plus souvent avec une paille, une drogue en poudre telle que la cocaïne, ou inhaler des solvants.

Solvants

Famille de produits chimiques, comme les colles, l’essence, ou les dissolvants, dont l’inhalation procure une sensation d’ivresse. Leur consommation provoque des irritations des yeux, du nez et de la gorge, des nausées et vomissements, des maux de tête. A long terme, ils peuvent engendrer des lésions au cerveau, à l’estomac, aux poumons au foie et aux reins. Contrairement aux autres drogues, ces produits peuvent généralement être achetés librement dans le commerce et sont surtout utilisés par les adolescents.

Speed ball

Injection simultanée d’héroïne et de cocaïne.

Stéroïdes annabolisants

Classe d’hormones liée à la testostérone qui provoque une augmentation de la masse musculaire. Leur consommation répétée peut entraîner un acné important, une chute des cheveux, des changements préjudiciables du taux de cholestérol, des graves complications cardiaques, et des lésions du foie pouvant conduire à des lésions irréversibles voire à un cancer. Les stéroïdes anabolisants sont des substances réglementées en France et leur utilisation est interdite par toutes les grandes instances sportives françaises.

Stimulants

Les stimulants sont une famille de drogues qui accélèrent le rythme cardiaque et augmentent la fréquence respiratoire et la pression artérielle. Ils procurent une sensation d’euphorie, une augmentation de la vigilance, une perte d’appétit, une résistance physique accrue et une augmentation de la productivité. Les amphétamines, la cocaïne, le crack, l’ecstasy et le tabac sont des stimulants.

Stupéfiant

Psychotrope illégal ou médicament soumis à réglementation susceptible d’induire un usage nocif ou une dépendance.

Substitution

Modalité de traitement d’une personne dépendante aux drogues, reposant sur la prise d’un médicament (méthadone, buprénorphine …) dont l’action est similaire à celle de la drogue à l’origine de la dépendance. Le traitement a pour objectif de stabiliser la consommation de l’usager, voire de la diminuer, en prévenant les symptômes du manque. Cette stabilisation permet à l’usager de retrouver un début d’insertion sociale et de suivi psychologique. Il s’agit souvent de traitement sur le long terme dont la finalité vise à l’abstinence.

Subutex

Buprénorphine haut dosage.

Surdose

Une surdose (en anglais overdose) désigne une intoxication aiguë parfois mortelle, le plus souvent consécutive à l’injection d’héroïne, de méthadone, de cocaïne, ou suite à une polyconsommation. Elle peut également survenir suite à une augmentation des doses habituelles, à l’utilisation d’un produit plus concentré qu’à l’accoutumée, ou lors d’une rechute après un sevrage.

TCH

Le THC (acronyme de Tétrahydrocannabinol) est le principe actif du cannabis contenu dans le pollen et les fleurs de la plante.

Test audit-C

Le test Audit-C est la version courte du test Audit (Alcohol use disorder identification test), mis au point par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour repérer (à l’aide de trois questions portant sur la fréquence d’usage et la quantité d’alcool consommée sur les douze derniers mois) les consommateurs d’alcool mettant leur santé en danger.

TMA

Acronyme de la Trimethoxyamphétamine, dérivé de la mescaline.

Tolérance

Adaptation à un produit qui oblige l’usager à augmenter les doses pour obtenir l’effet recherché. Tolérance est synonyme d’accoutumance.

Toxicomane

Personne dépendante à une ou plusieurs drogues.

Toxicomanie

Comportement de dépendance à l’égard d’une ou plusieurs drogues.

Usage (de drogue)

Le terme usage désigne la consommation de drogue. En toxicomanie on distingue l’usage simple et l’usage nocif ou abus. L’usage simple n’entraîne ni complications pour la santé, ni troubles du comportement ayant des conséquences nocives pour soi ou pour autrui. L’usage nocif se caractérise par une consommation répétée induisant des dommages physiques, affectifs, psychologiques ou sociaux pour le consommateur, ses proches ou son environnement plus large.

Usage au cours de l’année

Dans les données établies par l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies), l’usage au cours de l’année est défini par la mesure suivante : Une consommation au moins au cours de l’année ; pour le tabac, il s’agit des personnes déclarant fumer ne serait-ce que de temps en temps.

Usage quotidien

Dans les données établies par l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies), l’usage quotidien est défini par la mesure suivante : Au moins une fois par jour.

Usage régulier

Dans les données établies par l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies), l’usage régulier est défini par les mesures suivantes : pour l’alcool, au moins trois consommations d’alcool dans la semaine ; pour le tabac, tabagisme quotidien ; pour le cannabis, dix consommations de cannabis dans le mois.

VIH

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est le virus responsable du Sida. Il se transmet par voie sexuelle, sanguine, notamment en cas de partage de seringues entre toxicomanes. Un enfant de femme séropositive peut également être contaminé au cours de la grossesse ou pendant l’allaitement.

Yabaa

Drogue de synthèse de la famille des métamphétamines qui procure des hallucinations, une moindre sensibilité à la fatigue, une grande exaltation, et un accroissement de l’activité intellectuelle et de la vigilance. Sa consommation entraîne des troubles cardiaques, de fortes poussées d’angoisse pouvant conduire à des délires paranoïaques et à un comportement violent.