Historique

Plus qu’un simple fait divers

Lomé, le 31 mars 2013, dimanche de Pâques, à 7 heures du matin : XX gardien de nuit âgé d’une trentaine d’années rentre à vélo à son domicile…. Il a acheté quelques provisions pour célébrer la fête pascale avec sa famille. Malheureusement, il est fauché par une voiture et perd la vie sous le choc de l’accident, laissant derrière lui deux épouses et cinq enfants en bas âge. Le conducteur de la voiture est un adolescent qui sortant de boîte de nuit a perdu le contrôle de son véhicule sous l’emprise de l’alcool et de la drogue… Ce drame douloureux n’est pas un fait isolé, il traduit l’ampleur d’un phénomène préoccupant : la consommation de substances psycho actives

Une situation préoccupante

L’Afrique de l’Ouest est devenue une plaque tournante dans le trafic mondial de stupéfiants, en tant que zone de transit mais aussi de consommation. D’une manière générale la jeunesse et plus particulièrement la jeunesse africaine manque de repère et adopte des attitudes à risques par la consommation d’alcool et d’autres substances. Face aux problèmes des jeunes, les adultes tant au sein des familles qu’au niveau communautaire s’avèrent désarmés réagissant le plus souvent par le déni, le silence ou la stigmatisation et le rejet. Les réponses des pouvoirs publics procèdent davantage de la répression que de la prévention et les services offerts en matière d’accompagnement et de prise en charge restent très limités et inappropriés.

Une réponse engagée

En vue d’apporter des solutions à cette problématique que sont les addictions, véritable menace pour la santé physique et mentale,  l’Association Recherche Action Prévention Accompagnement des Addictions (RAPAA) a été créée en août 2013.